Des échanges à caractère sexiste dans des groupes Whatsapp de chauffeurs de la STIB
Question d'actualité concernant des échanges à caractère sexiste dans des groupes Whatsapp de chauffeurs de la STIB
Question d'actualité de Mme Leila Agic
à Mme Elke Van den Brandt, ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale chargée de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière
Madame la Ministre,
La presse a révélé hier l’existence d’échanges à caractère sexiste au sein d’un groupe WhatsApp réunissant des chauffeurs de la STIB, dans lesquels des conductrices auraient été “classées selon des critères sexuels”.
Devoir encore rappeler en 2026 que : “classer, commenter ou sexualiser des collègues constitue un comportement sexiste et un harcèlement sexuel” c’est choquant en soi.
Mais ce qui l’est davantage, Madame la Ministre, c’est qu’on lit que ce n’est pas la première fois : la STIB évoque plusieurs rappels à l’ordre, et malgré cela, je cite, “certains comportements persistent”.
Alors je vous pose la question très clairement :
Quand est-ce qu’on passe du rappel à l’ordre à la sanction ? Parce que si ces comportements persistent malgré les rappels, c’est qu’il faut des réponses qui soient réellement dissuasives, et surtout protectrices pour les travailleuses concernées.
Madame la Ministre, je voudrais donc vous entendre sur 3 points :
Avez-vous été informée officiellement de cette affaire et avez-vous demandé un rapport complet sur les faits constatés et la manière dont la STIB a réagi ?
La STIB indique que plusieurs personnes ont été convoquées dans le cadre d’une enquête interne : quelles suites disciplinaires ont été engagées à ce stade ?
Enfin, quelles mesures concrètes la STIB compte-t-elle mettre en place pour que ce type de comportement cesse réellement, puisqu’il est établi que les rappels à l’ordre n’ont pas suffi ?