Plateforme Jeunesse-Enseignement
De Leila Agic
à Valérie Lescrenier, vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Enfance, de la Jeunesse, de l’Aide à la jeunesse et des Maisonsde justice
Le premier panel des auditions consacrées aux phénomènes de radicalisme et d’autocensure dans l’enseignement s’est tenu avant les congés. Le secrétaire politique du Forum des Jeunes y a rappelé que le secteur de la jeunesse peut offrir un grand nombre d’outils aux acteurs de l’enseignement pour aborder les thématiques de la nuance, du radicalisme et de la démocratie. Ce faisant, il a rappelé l’existence de la Plateforme Jeunesse Enseignement pour renforcer les synergies entre ces deux secteurs. Or, il semblerait que cette plateforme soit tombée en désuétude.
Madame la Ministre, confirmez-vous cette information ? Jugez-vous utile de réunir à nouveau les membres de la plateforme ? Plus globalement, quel est l’état de la collaboration avec votre homologue, Mme Glatigny, pour permettre aux deux secteurs de se soutenir mutuellement ?
Réponse de la ministre
La Pla- teforme Jeunesse Enseignement, espace de concertation entre les acteurs de l’enseignement et ceux de la jeunesse, n’a effectivement pas été réactivée depuis la précédente législature, lors de laquelle elle avait peine à tenir séance de façon représentative. Son fonctionnement est conditionné par un engagement partagé de la part des deux secteurs. Or, force est de constater que, malgré des réalisations porteuses, la Plateforme n’a plus reçu l’attention et le soutien qui lui furent dédiés auparavant. Il convient de réinterroger les espaces de dialogue entre les deux secteurs au regard des questions centrales et des priorités de l’actuelle législature.
Réplique de Mme Agic
Il serait en effet intéressant de repenser les choses. À mes yeux, une collaboration entre ces deux secteurs qui touchent le même public ou presque et qui cherchent à atteindre les mêmes objectifs est un besoin élémentaire.