Les accidents mortels en Région bruxelloise.

Question écrite concernant les accidents mortels en Région bruxelloise.

Question écrite de Mme Leila Agic
à
Elke Van den Brandt, Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière

Madame la Ministre,

Selon une récente étude de l'institut Vias, si le nombre de blessés sur les routes bruxelloises a diminué, le nombre de personnes décédées a en revanche doublé en un an, passant de 5 tués en 2023 à 10 en 2024.

Dans un souci de compréhension fine et d'amélioration des politiques de prévention, je souhaite obtenir des précisions sur ces 10 accidents mortels survenus en 2024 :

  1. Quels sont les lieux précis où chacun de ces accidents s’est produit ?

  2. Quelles sont les causes présumées ou établies de ces accidents (excès de vitesse, infrastructure, alcool, visibilité, autres) ?

  3. Quels types d’usagers sont impliqués (piétons, cyclistes, automobilistes, conducteurs de trottinettes, etc.) ?

  4. Des responsabilités ont-elles été établies (et si oui, lesquelles) ?

  5. Quelles mesures concrètes sont prévues pour éviter la répétition de tels accidents dans les zones concernées ?

Réponse de la Ministre

Le plan d’action régional de sécurité routière comprend une action qui consiste en la réalisation d’inspections et de rapports post-collisions systématiques à la suite de collisions mortelles. Ces inspections et rapports ont plusieurs objectifs :

- Etablir les éventuels scénarios-types qui se dégagent de l’accident survenu
- Déterminer si l’infrastructure peut être directement mise en cause, ou si celle-ci, aménagée autrement, aurait pu contribuer à réduire les conséquences de l’accident
- Identifier les mesures/ thèmes de sensibilisation, d’éducation pouvant être mises en place, de manière ponctuelle ou globale, pour réduire les facteurs comportementaux qui ont caractérisé la collision
- Identifier les actions liées au contrôle sanctions qui pourrait réduire les risques et la survenance de ce type de collision

Sur base du rapport rédigé au sein de la cellule Sécurité routière, les actions éventuelles sont dispatchées au sein de Bruxelles Mobilité, suggérées aux communes et aux zones de police.

Ces rapports n’ont pas objet de déterminer les responsabilités des personnes impliquées. Ce travail est de la compétence de la Justice.

Lors de l’établissement des scénarios de la collision, tout est envisagé. Il est important de comprendre qu’une collision n’est jamais due à un seul facteur, mais toujours à une combinaison de facteurs comportementaux, infrastructurels, environnementaux ou encore, liés aux véhicules. En essayant de reconstituer la chaine d’événements qui ont résulté dans la collision, on s’assure de ne pas tirer de conclusion hâtive et on peut ainsi embrasser plus d’actions de préventions.

En général, les causes les plus fréquentes sont les facteurs comportementaux, ou en interaction avec l’infrastructure routière.

En 2024, la Région a compté 10 décès liés à des collisions routières.

- Une collision camion contre piéton rue du Sel, en carrefour
- Une collision tram contre piéton sur le Boulevard Barthélémy , sur une traversée des voies de tram
- Une collisions camion contre piéton sur la rue du Trône, en traversée de chaussée,
- Une collision de conducteur sur la Rue Lebon, contre obstacle, collision sans autre partie
- Une collision entre conducteurs, sur la Chaussée de La Hulpe
- Une collision camion contre cycliste sur l’avenue Colonel Bourg, en carrefour
- Une collision tram contre piéton sur le Bvd Lambermont, sur les voies de tram
- Une collision tram contre piéton sur le Bvd Lambermont, sur les voies de tram
- Une collision de conducteur, sur la Chaussée de Haecht, collision contre obstacle, sans autre partie

- Une collision tram contre piéton sur le Quai des Usines, sur une traversée des voies de tram


En ce qui concerne les causes, comme déjà signalé, elles sont toujours multiples. Nous ne pouvons cependant pas, pour des raisons évidentes de respect de la vie privée, les présenter de manière détaillée pour chaque collision.

Pour certaines collisions, les circonstances sont très particulières et auraient pu résulter en un classement hors accident de roulage, c’est le cas pour 3 des collisions recensées, soit en raison du lieu de la collision (les accidents de la route doivent avoir lieu sur la voie publique, accessible à tous), soit parce qu’un malaise a pu avoir causé la collision.

Dans 3 cas impliquant un conducteur de camion, la collision est liée, principalement à une situation d’angle mort.

Une collision semble être principalement liées au non-respect de la signalisation lumineuse.
Pour 1 des collisions liées au tram, un défaut de prudence dans le chef des parties en présence.
Pour 2 des collisions liées au tram, les circonstances ne sont pas très claires, car situées en dehors de toute zone de traversées.

Après visite sur les lieux et établissement des scénarios probable pour chaque cas, les causes pour toutes les collisions sont donc premièrement de type comportemental.

Pour 5 cas, le rapport post accident a recommandé des adaptations soit de l’infrastructure, soit de la signalisation routière, soit encore de l’éclairage. Les actions pour 2 des cas ont été mises en place, pour les 3 autres les études de projets sont en cours.

Cela concerne Colonel Bourg, Barthélemy, Trône et Lambermont.

Pour 3 cas, un sensibilisation/campagne d’action sur les risques liés à l’angle mort a été demandée, et est en cours de développement pour l’ensemble des usagers de la voie publique.

Pour les cas impliquant un tram, un travail avec la SAFETY STIB est en cours pour voir comment mieux prévenir ce type de collisions.
3 des collisions n’ont donné lieu à aucune recommandations spécifiques vu leur nature.

Aucune des collisions mortelles survenue en 2024 n’a pour cause principale la vitesse excessive d’une des parties. Aucun des opposants dans ces collisions n’était sous influence. Des défauts de prudence sont impliqués dans 8 cas.

Suivant
Suivant

Les tests de circulation effectués par la Région bruxelloise