Les travaux de la STIB avenue de Jette
Question d'orale concernant les travaux de la STIB avenue de Jette.
Question d'orale de Mme Leila Agic
à Elke Van den Brandt, Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière
Madame la Ministre,
Les habitants vivant à proximité du trajet du tram sur l'avenue de Jette ont reçu, au lendemain des élections communales, un courrier les informant du projet de remplacement des rails de tram, prévu du 4 novembre 2024 au 28 mars 2025.
Ce courrier, reçu moins d’un mois avant le début des travaux, se veut rassurant pour les cyclistes et mentionne des bus de remplacement pour les usagers de la STIB. Il a cependant suscité de vives inquiétudes concernant la circulation dans ce quartier, les difficultés à trouver une place de stationnement et le choix d’effectuer des travaux de nuit. La planification nocturne des travaux et les diverses phases de fermeture de la circulation risquent de compliquer la vie quotidienne des riverains.Comment justifier un tel refus au vu de la situation actuelle et future du quartier Belgica ?
Pouvez-vous nous éclairer sur la nécessité d’effectuer des travaux de nuit ? Combien de nuits seront concernées ? Quels outils sont prévus pour minimiser le niveau sonore de ces interventions nocturnes ?
Par ailleurs, il est important de garantir la fluidité de la circulation dans ce quartier, sachant que cet axe important sera touché et qu'il est situé à proximité d'un autre axe marqué par des travaux depuis des mois, celui de l'avenue Broustin. Qu’est-il prévu pour garantir la fluidité de la circulation ? Quel sera l'impact sur les quartiers voisins ?
Enfin, y a-t-il eu une concertation avec les habitants et les acteurs locaux avant l’envoi de ce courrier ? Existe-t-il des délais à respecter pour prévenir du début de travaux ? Est-il normal de communiquer une information aussi tardivement ? Si ce n’est pas le cas, pourriez-vous nous expliquer pourquoi ce courrier leur est parvenu moins d'un mois avant le début des travaux ?
Réponse de la Ministre
La STIB procède au remplacement des rails situés à l’avenue de Jette, dans la zone comprise entre l’avenue de Laeken et l’avenue des Gloires nationales. Ces voies de tram ont été posées il y a plus de 25 ans, elles sont usées et doivent dès lors être remplacées. A
vant le démarrage du chantier, la vitesse des trams était déjà réduite sur cette partie du réseau par mesure de sécurité, en raison de l’ancienneté des voies. Ces travaux, qui ont pour but d’éviter tout risque de déraillement et d’assurer la sécurité de tous, s'inscrivent dans le cadre de l’entretien régulier du réseau de la STIB et, plus précisément, du plan pluriannuel des voies, qui prévoit chaque année le remplacement de plusieurs kilomètres de rails en fonction de leur degré d’usure.
Les chantiers sont organisés en concertation avec les autorités communales et régionales ainsi que les zones de police, au sein de la commission de coordination des chantiers. L'objectif est de trouver un scénario qui tienne compte des contraintes de toutes les parties prenantes, tout en veillant à la sécurité routière et à la sécurité des personnes dans et autour de la zone de chantier.
Une fois le scénario final approuvé, une campagne d'information est lancée. Outre la diffusion générale d'un toutes-boîtes, une visite d'information des commerçants présents dans la zone concernée a ainsi eu lieu le 16 octobre. De manière générale, la STIB communique toujours deux semaines avant le démarrage d’un chantier, et pas plus tôt afin d'éviter que les voyageurs et les riverains oublient que des travaux seront effectués dans plusieurs semaines. Ce délai pourrait toutefois être rediscuté.
Le chantier est divisé en plusieurs phases, chacune s'accompagnant d'une série de mesures de circulation et d’interdictions de stationnement.
Du 4 au 12 novembre, la bande de circulation du côté impair de l’avenue de Jette, entre la rue Prince Baudouin et l’avenue de Laeken, a été fermée. La voirie du côté pair est restée ouverte et le parking de la place Reine Astrid est resté accessible.
La phase actuelle, prévue du 12 novembre au 27 janvier, implique la fermeture de la bande de circulation du côté pair de l’avenue de Jette entre les numéros 120A et 220. La voirie du côté impair reste ouverte. Les avenues Paul De Merten et Van Beesen sont mises en cul-de-sac.
Du 27 janvier au 17 février, le carrefour entre l’avenue de Jette et l’avenue Broustin sera partiellement fermé. Les avenues Giele et Carton de Wiart seront mises en cul-de-sac.
La dernière phase se déroulera du 17 février au 28 mars et impliquera la fermeture de la bande de circulation du côté pair de l’avenue de Jette, entre l’avenue Broustin et la rue des Archers. La voirie du côté impair restera ouverte. La rue des Archers sera mise en cul-de-sac.
Pour chaque phase, des déviations seront mises en place pour les véhicules. L'avenue de Jette reste accessible aux piétons et aux cyclistes, ainsi qu'aux services d’urgence et de propreté. Durant tout le chantier, des interdictions de stationnement seront également en vigueur le long de la zone de chantier.
Les quartiers voisins restent, quant à eux, accessibles en voiture moyennant de légers détours. Les différentes phases ont été définies afin de limiter au maximum les déviations et les nuisances pour les riverains. Des travaux sont prévus pendant deux nuits seulement, du 8 au 9 novembre 2024 et du 28 au 29 mars 2025.
Durant la nuit du 8 au 9 novembre, l’entrepreneur a placé un branchement à l'avenue de Jette. Celui-ci permet au tram de faire demi-tour pour continuer à desservir la partie de la ligne 9 qui n'est pas concernée par les travaux. Ce dispositif est utilisé sur la plupart des chantiers de tram de la STIB. Il doit être placé de nuit, en affectant le moins possible l’offre de transport public. La nuit du 28 au 29 mars 2025, l’entrepreneur procédera au retrait de ce branchement placé en novembre 2024.
Le calendrier du chantier, y compris les travaux de nuit, a été présenté aux communes et à la commission de coordination des chantiers. La STIB mettra tout en œuvre pour que ces travaux de nuit provoquent le moins de nuisances possibles pour les riverains de ce quartier densément peuplé.
Réplique de Mme Leila Agic
Je tiens à préciser que je n'ai jamais remis en question la nécessité de ces travaux, qui étaient fortement attendus. Mon intervention porte davantage sur l'information des habitants du quartier. Ils ont en effet été surpris de recevoir les informations aussi tardivement, d'autant plus qu'il s'agit d'une procédure habituelle.
Que la STIB n'informe ses usagers que deux semaines avant, cela me paraît bien assez. En revanche, un délai d'un mois me semble peu approprié pour les habitants, et surtout pour les commerçants. Ces derniers n'ont été informés de la tenue des travaux que le 16 octobre, au moment où les dépliants ont été distribués dans les boîtes aux lettres. Étant donné que le problème se pose également dans d'autres chantiers, notre commission pourrait revenir sur le sujet.
Vous avez indiqué que les travaux de nuit seraient considérables, mais ne dureraient pas longtemps. Sans doute cela vaudrait-il la peine de l'indiquer plus explicitement dans les dépliants. Une simple allusion à des travaux de nuit, alors que le chantier total s'étale sur plusieurs mois, ne peut que susciter des craintes auprès des habitants.
Vous indiquez que la décision a été prise avec la commune. Mes collègues ne manqueront donc pas d'aborder ce point au conseil communal de ce mercredi.